Contexte
B. Travaux amorcés entre 1994 et 1998
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B. Travaux amorcés entre 1994 et 1998 Le sport au programme des femmes et les femmes au programme du sport : les plus hautes instances s'intéressent à la cause des femmes dans le sport. Selon la Stratégie internationale, le GTI devait sans délai faire inscrire les principes énoncés dans la Déclaration à l'ordre du jour de la Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes, du Comité international olympique (CIO) et du Comité international paralympique (CIP). Le processus de planification des Conférences mondiales de l'ONU est extrêmement complexe, et leurs programmes portent sur de grands enjeux touchant les femmes, notamment l'éducation, la santé, la pauvreté et les violations des droits de la personne telles que la mutilation génitale. Il n'a donc pas été simple de pénétrer ce processus et de convaincre les personnes concernées que le sport et l'activité physique étaient aussi des enjeux qu'il fallait mettre au programme. Néanmoins, grâce à la détermination, à la persistance et à l'étroite collaboration de plusieurs personnes influentes, dont certaines avaient des liens solides au sein des gouvernements et d'autres avaient travaillé au sein de réseaux non gouvernementaux, nous avons réussi à faire inclure trois mentions sur le sport et l'activité physique dans le " Programme d'action " de l'ONU. Principal résultat de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes des Nations Unies qui s'est tenue à Beijing en 1995, le Programme d'action est un outil dont se servent des gouvernements dans le monde entier pour orienter leurs politiques d'égalité des sexes. L'inclusion de ces références au sport et à l'activité physique revêtait une importance particulière puisque les gouvernements signataires du Programme d'action s'engageaient aussi à améliorer la situation des femmes dans le sport. En outre, pour la première fois, le sport était au programme d'action pour les femmes aux plus hautes instances. Depuis, le GTI a continué d'intervenir au sein du grand mouvement des femmes, notamment en participant aux rencontres des Nations Unies de Beijing +5 en 2000 et, avec le concours d'autres organismes (GTI, IAPESGW et CIEPSS), en réussissant à faire intégrer l'activité physique, le sport, la santé et l'épanouissement des femmes dans le document officiel issu de Beijing +5. En 1995, l'égalité des femmes a aussi été officiellement inscrite au programme des grands organismes internationaux de sport. À son assemblée générale en 1995, le CIP a discuté de l'équité entre les sexes et adopté la Déclaration de Brighton. De son côté, en plus d'adopter la Déclaration en 1995, le CIO a créé son propre Groupe de travail femme et sport sous la présidence de Mme Anita DeFrantz. En 1996, ce Groupe de travail a présenté diverses recommandations au CIO, dont la plus importante était probablement les objectifs fixés pour les comités nationaux olympiques (CNO) et les fédérations internationales (FI). Le Conseil exécutif du CIO a convenu qu'au moins 10 % des postes de décision des CNO et des FI devaient être occupés par des femmes avant la fin de 2001, et 20 % avant la fin de 2005. Certains jugeaient ces objectifs trop bas (ne devrait-on pas viser 50 %?), mais le fait même que ces objectifs aient été fixés par le CIO a sensibilisé à la cause de l'égalité des sexes dans le sport certaines régions du monde qui ne s'en seraient autrement pas préoccupées. Comme le CIO a suivi et publié avec vigilance les progrès réalisés par les CNO et les FI dans l'atteinte des objectifs, la question des femmes dans les postes de décision est demeurée une priorité. D'autres renseignements sur les travaux du CIO sont fournis plus loin dans le présent rapport. L'établissement de groupes régionaux et la tenue de conférences Le GTI avait aussi pour tâche d'appuyer la formation de groupes régionaux. Le plus souvent, ces groupes se créent dans le cadre d'une conférence lorsque des participants s'entendent pour constituer un groupe en vue de mettre en uvre les recommandations formulées. Mis sur pied avant la Conférence de Brighton, le Groupe européen des femmes et du sport (EWS) ne nécessitait pas l'aide du GTI ; par ailleurs, il a fourni un excellent modèle à d'autres organisations. Sa présidente est aussi membre du GTI. Le premier groupe formé après Brighton a été l'Association sportive des femmes arabes, à l'occasion d'une conférence internationale tenue en Égypte. Dirigée par Mme Nabilah Abdulrahman, une des déléguées à Brighton, l'Association a rapidement reçu l'aval des ministres arabes du Sport et de la Jeunesse. Depuis, les membres de la faculté d'éducation physique pour les filles à l'Université d'Alexandrie ont organisé une grande conférence sur les femmes et le sport tous les deux ans, soit en 1997, en 1999 et en 2001. L'Association africaine des femmes dans le sport (AWISA) a été officiellement constituée et des élections ont été menées à une conférence précédant immédiatement la Conférence mondiale de 1998 en Namibie. Parallèlement, un Groupe asiatique des femmes et du sport (GAFS) provisoire a été créé à l'issue d'une conférence tenue au Japon en juin 2001. Le chapitre 3 du présent rapport donne des renseignements sur les activités de toutes ces organisations. En outre, comme le réseautage et la sensibilisation sont des aspects importants du mouvement des femmes et du sport, un grand nombre de conférences appuyant cette cause ont été organisées au cours des six dernières années. Bien qu'elles couvrent souvent les mêmes objectifs, le fait même qu'un si grand nombre de conférences aient eu lieu dans diverses régions du monde signifie qu'un nombre de plus en plus grand de personnes sont sensibilisées aux enjeux, qu'elles retiennent les messages clés et qu'elles tentent ensuite de faire avancer la cause des femmes dans le sport dans le cadre de leur travail. Des conférences internationales ont été organisées avec succès à Trinidad, en Grèce, en Finlande, en Norvège, en Allemagne, en France, au Japon, en Colombie, en Uruguay, au Mexique et au Venezuela. Le CIO a tenu deux conférences mondiales (à Lausanne en 1996 et à Paris en 2000) qui ont débouché sur des séries fermes de recommandations et sur un ensemble réussi de séminaires visant à appuyer les femmes à des postes de dirigeantes dans le monde entier. Les conférences organisées par l'IAPESGW en Finlande (1997), aux États-Unis (1999) et en Égypte (2001) ont toutes donné aux femmes spécialistes de l'éducation physique ou des sciences du sport des occasions inestimables de se rassembler et de mettre en commun leurs recherches et leurs bonnes pratiques
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