Introduction
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Progrès réalisés relativement à l'Appel à l'action de Windhoek

4. Augmenter la capacité des femmes à devenir des chefs de file et des décideurs, et veiller à ce que les femmes jouent des rôles importants et bien en vue à tous les niveaux du sport. Créer des mécanismes qui permettront aux jeunes femmes de participer à l'élaboration des politiques et des programmes qui les concernent.

L'importance des femmes à des postes de direction dans le sport est un autre domaine où le message passe bien. L'initiative du CIO de fixer des objectifs pour tous les CNO et FI a eu des effets partout dans le monde. Résultat : plus de femmes assument des rôles de chef de file au sein de ces organismes, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d'atteindre un semblant d'égalité. Des mesures positives sont prises pour appuyer et aider à bâtir la capacité des femmes récemment élues à de nouveaux postes de direction grâce aux programmes de séminaires régionaux et aux occasions nationales de formation offerts par le CIO.

Comité international olympique (CIO)
Katia Mascagni, chef de la section chargée de la promotion de la femme, Département de la coopération internationale, Comité international olympique

En 1996, le CIO a fixé un objectif qui incitait tous les comités nationaux olympiques, toutes les fédérations internationales, toutes les fédérations nationales et tous les autres organismes de sport du Mouvement olympique à faire en sorte que d'ici le 31 décembre 2000, au moins 10 % de tous les postes au sein de leurs structures décisionnelles (en particulier tous les organismes de délibération ou de direction) soient occupés par des femmes et que ce pourcentage atteigne au moins 20 % d'ici le 31 décembre 2005.

Le CIO sait très bien qu'un tel but ne peut se réaliser que progressivement et qu'il faut établir des étapes successives pour y parvenir. De nombreux CNO et FI ont répondu positivement et collaborent avec le CIO à cet effet.

Représentation des femmes au CIO*
Depuis 1981, date à laquelle la première femme était cooptée membre du CIO, sous l'impulsion du président Samaranch, 13 autres femmes ont rejoint le CIO, qui compte actuellement 121 membres actifs (9 %). Parallèlement, les Commissions et Groupes de travail du CIO comptent davantage de femmes qu'auparavant, permettant ainsi leur contribution directe à tous les domaines et politiques sur lesquels le CIO travaille. De plus, pour la première fois dans l'histoire du Mouvement olympique, une femme, Anita DeFrantz, est devenue vice-présidente du CIO en 1997.

Comité exécutif du CIO

January 2002
Women
Men
Total
%

Executive Board
IOC members - Session
Commissions

1
11
35

14
110
271

15
121
306

6.6
9
11.4

* Les renseignements et les statistiques du CIO proviennent de la publication du CIO intitulée La promotion de la femme dans le mouvement olympique, rédigée par le Département de la coopération internationale, Comité international olympique, janvier 2002.

Représentation des femmes dans les CNO
Sur la base des informations fournies par 157 CNO (au 1er janvier 2002) :

  • 105 CNO ont atteint l'objectif de 10 % (soit 66,8 %) ;
  • 138 CNO ont au moins une femme dans leur comité exécutif (soit 87,9 %) ;
  • parmi ces 138 CNO, 39 ont plus de 20 % de femmes qui siègent à leur exécutif.

Représentation des femmes dans les FI et FI reconnues

Sur la base des informations qui nous ont été fournies par 35 FI (au 1er janvier 2002) :

  • 15 FI olympiques ont atteint l'objectif de 10 % (soit 42,8 %) ;
  • 27 FI olympiques ont au moins une femme dans leur comité exécutif (77,1 %) ;
  • parmi ces 27 FI, 8 ont plus de 20 % de femmes qui siègent à leur exécutif.

Sur la base des informations fournies par 28 FI reconnues (sur 30) au 1er janvier 2002 :

  • 10 FI reconnues ont atteint l'objectif de 10 % (35,7 %) ;
  • 20 FI reconnues ont au moins une femme dans leur comité exécutif (71,4 %) ;
  • parmi ces 20 FI reconnues, 5 ont plus de 20 % de femmes dans leur exécutif.

Programmes de la Solidarité olympique
Dans le cadre du programme spécial " Femme et sport ", le CIO a pu aider les CNO à organiser des séminaires, des ateliers, des recherches et d'autres activités connexes sur ce sujet et il a financé la participation des délégués des CNO à ses séminaires régionaux et à ses conférences mondiales sur les femmes et le sport. Ce programme est administré en collaboration avec Solidarité olympique. De 1997 à 2000, plus de 147 CNO s'en sont prévalus, et beaucoup ont réussi à mettre en branle leur propre politique sur les femmes et le sport. Les commissions féminines au sein des comités nationaux olympiques ont également obtenu un soutien financier pour leurs activités spéciales.

En ce qui concerne les séminaires régionaux et les conférences mondiales :

  • sept séminaires régionaux, englobant 129 CNO sur les cinq continents, ont été tenus à l'intention des femmes engagées dans le sport ;
  • deux conférences mondiales sur les femmes et le sport ont été organisées en 1996 et en 2000, accueillant des délégués de partout dans le monde ;
  • les recommandations adoptées au cours de ces séminaires et conférences ont influé positivement sur les CNO et les FI, les aidant à élaborer et à peaufiner leurs activités de promotion des femmes dans le sport.

Fédération des Jeux du Commonwealth (FJC)
Judy Kent, Comité des sports de la FJC

L'augmentation du nombre de dirigeantes au sein des associations des Jeux du Commonwealth et des CNO est en grande partie attribuable à l'établissement d'objectifs par le CIO. La FJC l'a stimulée en fournissant des outils et un soutien aux associations des Jeux du Commonwealth, y compris la possibilité d'assister à des séances régionales de leadership offertes par le CIO et la communication semestrielle de renseignements par le Comité des femmes dans le sport.

Leçons apprises

Les objectifs du CIO ont été un élément incitatif de poids à l'échelle nationale. Il est très difficile pour les hommes de comprendre qu'ils ne sont pas remplacés et qu'ils ne renoncent pas à leur statut et à leur pouvoir s'ils se montrent en faveur d'initiatives d'égalité des sexes.

Conférence des Ministres de la Jeunesse et des Sports des Pays d'Expression Française (CONFEJES)

Programme de perfectionnement pour les entraîneurs féminins dans le cadre des Jeux de la Francophonie de 2001
CONFEJES

Objectifs

  1. Offrir aux entraîneures la possibilité de recevoir une formation avancée et d'acquérir de l'expérience pertinente dans le cadre de grands Jeux en participant aux Jeux de la Francophonie (JDLF) de 2001.
  2. Favoriser l'augmentation du nombre d'entraîneures francophones qui seront en mesure d'exercer une fonction d'entraîneure d'équipes nationales lors de grands Jeux.
  3. Favoriser l'établissement d'un réseau de communications entre les participantes au programme.
  4. Établir les bases d'un système unique de promotion des femmes dans le domaine de l'entraînement au sein de la communauté francophone internationale.
  5. Constituer un héritage des JDLF à l'intégration des femmes francophones dans le domaine du sport de niveau international et des grands Jeux.

Pays et zones concernés
Les entraîneures africaines, au nombre de sept (7), ont été choisies en collaboration avec la CONFEJES : Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Liban, Madagascar, Maurice et Cameroun (2).

Groupes cibles
Sept entraîneures stagiaires provenant de pays en voie de développement et quatre entraîneures maîtres provenant du Canada.

Activités

  1. Séminaire Pré-Jeux (tenu à Ottawa, Canada, du 25 au 27 mai 2001)Une coordonnatrice et cinq animatrices ont présenté la matière du séminaire sur le leadership sous forme d'ateliers conçus en collaboration avec l'Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique (ACAFS). Les ateliers ont permis de reconnaître les enjeux dans les différents pays, d'échanger les expériences vécues et les connaissances acquises, et d'élaborer des stratégies et des solutions possibles.
  2. Participation des entraîneures stagiaires et encadrement par les entraîneures maîtres aux Jeux de la Francophonie de 2001 (Ottawa-Hull, du 12 au 24 juillet 2001). La participation aux Jeux de la Francophonie de 2001 a permis aux entraîneures stagiaires de créer un contact direct avec les athlètes et les entraîneurs de leur équipe nationale, de perfectionner leur approche en encadrement sportif et de mettre en pratique leurs connaissances et les leçons apprises lors du séminaire pré-Jeux.
  3. Séminaire post-Jeux (du 25 au 29 juillet 2001). Le séminaire post-Jeux a été intégré à la Conférence des entraîneurs de la Francophonie qui a eu lieu à Montréal. En plus de participer à des formations techniques offertes par les fédérations sportives, les entraîneures pouvaient parfaire leurs connaissances en participant à différents ateliers théoriques.
  4. Les échanges et les liens tissés entre les participantes de ce programme ont permis la création d'un réseau international des entraîneures.
  5. Création d'une association pour les femmes et le sport en Côte d'Ivoire par la participante de ce pays.

Canada
Cyndie Flett, directrice, Le programme Les entraîneures, Association canadienne des entraîneurs
Le programme Les entraîneures est une campagne nationale dont l'objet est d'accroître le nombre de possibilités offertes aux femmes dans le domaine de l'entraînement et ce, à tous les niveaux du sport. Depuis 1987, plus de 400 entraîneures ont reçu environ 2 000 000 $ sous forme de bourses de perfectionnement professionnel, de bourses d'entraîneures stagiaires aux grands Jeux, de bourses de démarrage à l'emploi et de bourses d'études aux instituts nationaux de formation des entraîneurs.

De plus, dans le cadre de cette campagne, nous produisons des ressources (dépliants, affiches et publicités imprimées) dans le but de faire connaître les entraîneures qui travaillent au niveau international et professionnel afin qu'elles deviennent des modèles de comportement pour les aspirantes entraîneures. Notre plus récent outil est le Jounal canadien des entraîneures.

Jounal canadien des entraîneures
Au cours des dernières années, nous avons assisté à une montée fulgurante de la participation des filles et des femmes dans le sport au Canada, à l'élimination des obstacles et à la prolifération des occasions. L'entraînement a aussi subi l'impact de cette révolution. Malgré tout, les femmes qui ont décidé de devenir entraîneures se heurtent à d'importants obstacles qui découlent surtout de programmes qui n'ont pas tenu compte des besoins uniques des femmes lors de leur conception. Les femmes se heurtent également à une absence de mentorat, à l'absence de modèles féminins dans les organismes sportifs, à un manque de communication et à un manque d'accès à l'information essentielle au succès professionnel.

Le programme Les entraîneures de l'Association canadienne des entraîneurs lance le Journal canadien des entraîneures afin d'éliminer ces obstacles. Le Journal a pour but de fournir de l'information opportune, correcte et ciblée afin de contribuer de façon importante à la création d'un environnement plus sain et positif pour les entraîneures au Canada et dans le monde entier. Les recherches menées à l'échelle internationale pendant l'étape de la découverte ont révélé peu d'information sur la situation précise des entraîneures.
Un aspect important de la vie des entraîneures est leur vie familiale. Célibataires ou non, les entraîneures mères de famille doivent mener une lutte acharnée afin de jongler avec la vie professionnelle et les obligations familiales. Elles doivent aussi relever d'autres défis tels que négocier une rémunération équitable et un contrat satisfaisant, faire une percée dans le sport de haute performance, établir des normes de comportement personnel, comprendre les droits des employés et des employeurs et travailler efficacement avec des conseils d'administration.
En plus de traiter des dossiers d'actualité, le Journal va plus loin en fournissant des suggestions et des solutions pratiques et proactives afin d'informer les entraîneures, leurs employeurs, les parents de leurs athlètes et leurs clubs et associations. Le Journal s'intéresse à plusieurs thèmes tels que : le professionnalisme au travail ; être entraîneure et élever ses enfants ; obtenir ce dont on a besoin pour réussir comme entraîneure ; la préparation de la prochaine génération d'entraîneures ; entraîner les hommes et entraîner les femmes ; le féminisme dans le sport ; un salaire équitable pour les entraîneures ; une étude de l'importance du mentorat et des modèles ; la connaissance du système sportif canadien ; ce que l'avenir réserve aux entraîneures. Mais surtout, le Journal a pour but de s'assurer que les lectrices comprennent les défis uniques des entraîneures. Le Journal est accessible en ligne : www.coach.ca/women/e/journal/index.htm

Australie
Debbie Simms, gestionnaire - Éthique et femmes, Australian Sports Commission

Mentor as Anything! L'ASC a instauré un projet de recherche triennal, Gestion et leadership, qui visait à examiner la sous-représentation des femmes à des postes clés de décision et de direction. Le projet a débouché sur la mise en œuvre d'un programme d'encadrement pour les femmes dans le sport, intitulé Mentor as Anything!, qui comprend les éléments suivants :

  • une brochure décrivant les mesures que doivent prendre les organismes qui veulent concevoir un programme d'encadrement ainsi que les tâches que les particuliers doivent accomplir pour établir leurs propres liens d'encadrement ;
  • un cours de formation des responsables des programmes d'encadrement (personnes qui favorisent les liens) ;
  • des cours de formation des formateurs (une personne a été formée dans chaque État pour former des responsables au besoin).

Des programmes d'encadrement pour les femmes dans le sport sont implantés dans chaque État sous différentes formes. Par exemple, certains ciblent les femmes aborigènes ou les femmes nouvellement immigrées, d'autres les entraîneures ou les étudiantes dans le sport en dernière année ; il y en a qui s'adressent à des femmes assumant divers rôles, depuis des postes en administration jusqu'au journalisme sportif.

Women as coaches. L'ASC (par l'intermédiaire de la Section de l'éducation sportive) offre un éventail de services pour bâtir la capacité des femmes en tant qu'entraîneures, y compris : des bourses à l'intention des femmes entraîneurs ; un programme d'encadrement des entraîneurs qui cible particulièrement les femmes ; une collaboration avec les organismes de sport individuels, au besoin, afin d'appliquer des stratégies pour augmenter le nombre de femmes entraîneurs ; des recherches sur des questions liées aux femmes dans le milieu de l'entraînement ; enfin, l'élaboration de ressources telles que la brochure Women, Coaches and Officials - How to recruit and retain women in coaching and officiating.

De nombreux départements d'État responsables du Sport et des Loisirs offrent des cours et des séminaires, octroient des bourses d'études et organisent des activités de réseautage pour permettre aux femmes d'acquérir les compétences, la confiance et la capacité nécessaires dans toute une gamme de rôles dans le sport.

En outre, l'ASC et les départements d'État tentent de voir à ce que les femmes soient représentées à titre de conférencières et d'expertes ainsi que de participantes à tous les séminaires, conférences ou cours qu'ils offrent, et à titre de consultantes au sein des groupes de travail formés pour se pencher sur les dossiers du sport.

Leçons apprises

Il ne suffit pas d'annoncer ou de promouvoir les bourses d'études, les ateliers et les cours à l'intention des femmes et espérer que celles-ci se présenteront en grand nombre. Dans la mesure du possible, il faut inviter personnellement les femmes à venir. Nous avons constaté, et les recherches le confirment : que les femmes ne possèdent souvent pas la confiance nécessaire (en leur expérience, leurs compétences techniques ou leurs qualités personnelles) pour assister aux cours ou demander une bourse ; qu'elles pensent qu'elles ne sont pas visées ; qu'elles ont rapidement pris connaissance de l'information et n'y ont prêté aucune attention ; etc. Lorsque les femmes sont personnellement conviées, qu'elles sont davantage renseignées et qu'elles obtiennent des réponses à leurs questions ou à leurs préoccupations, elles sont plus nombreuses à participer.

Nous avons également découvert qu'il faut constamment faire preuve de diligence et de proactivité pour voir à ce que les femmes soient représentées à titre de conférencières et de participantes aux conférences. Nous avons appris qu'une liste des femmes de plusieurs États possédant de l'expertise dans divers domaines (finances, marketing, communications, médias, droit, etc.) est une façon très pratique de recruter des femmes pour les nommer à des conseils et à des comités de sport et d'autres secteurs pertinents.

États-Unis - Women's Sports Foundation
Yolanda L. Jackson, Liaison internationale, Women's Sports Foundation (États-Unis)

Depuis 1982, la Women's Sports Foundation des États-Unis a permis à près de 400 femmes de vivre une expérience de stage enrichissante. En 1999, la Fondation a reçu plus de 100 000 demandes de renseignements par l'intermédiaire du service d'information documentaire (service téléphonique public gratuit). Les stagiaires peuvent demander de travailler à n'importe laquelle des sept sections de la Fondation, et bon nombre ont par la suite réussi à se dénicher un emploi dans les grands collèges et universités du pays à titre d'entraîneures, d'instructeures et de formatrices, ainsi que dans les principales firmes de gestion en sport, des sociétés dominantes spécialisées dans le marketing du sport ainsi que la presse et la radiodiffusion sportives.

Par ailleurs, la Fondation organise annuellement un sommet sur les sports qui réunit des chefs de file des sports féminins pour participer à quatre jours de groupes de discussion, d'ateliers et d'activités portant sur des questions et des préoccupations nationales et internationales concernant les filles et les femmes dans le sport. Pendant tout le sommet, plusieurs cérémonies de remise de prix ont lieu pour reconnaître les réalisations exceptionnelles d'athlètes-étudiantes, d'entraîneures, de chercheurs et de partisans de la Fondation.

Finlande
Nelli Heinonen, gestionnaire, Égalité des sexes, Fédération finlandaise des sports

Programme d'encadrement 1995-2000
La Fédération finlandaise des sports (SLU) a organisé des programmes d'encadrement à l'intention des femmes au sein des organismes finlandais de sport de 1995 à 2000. Au cours de ces cinq années, 53 femmes s'en sont prévalues. La SLU a compté sur le concours de l'International Women's Management Institute Finland Oy (WOM). Le rôle de ce dernier était de choisir les encadreures et les encadrées, de les jumeler, d'aider les participantes à s'initier au sujet et de former les encadreures.Chaque programme d'encadrement a commencé par une réunion préparatoire au cours de laquelle les participantes ont précisé leurs besoins. Ultérieurement, dans une réunion de premier contact avec les encadreures, les encadrées ont appris les rudiments de l'encadrement en général, ont défini leurs objectifs et ont dressé un plan pour leur encadrement. Entre les séances mensuelles des paires, les encadreures et les encadrées ont assisté à des ateliers qui leur ont permis de parler de leurs expériences et d'évaluer les progrès de leur propre développement. Le programme d'encadrement s'est terminé par un séminaire où les participantes ont comparé les objectifs qu'elles s'étaient fixés aux résultats obtenus. Les deux groupes ont tiré grandement profit de cette initiative.

Singapour
Tan Ching Hui et Juliana Kang, Conseil des sports de Singapour

Le Groupe de travail des femmes et du sport (WSWG) a organisé un atelier sur la direction du sport au féminin, faisant appel à des conférencières d'outre-mer pour mieux préparer les femmes occupant déjà des postes de direction au sein d'associations nationales de sport, du WSWG et du ministère de l'Éducation. Le WSWG travaille étroitement avec le Conseil des sports de Singapour pour encourager les associations nationales de sport à inclure davantage de femmes dans leurs comités exécutifs, et a parfois recommandé des femmes du WSWG, avec succès d'ailleurs, par exemple, dans les cas de l'association de soccer de Singapour et de l'association de voile de Singapour.

En outre, le Comité de la haute performance est formé de femmes qui ont participé au sport à titre d'athlètes ou d'administratrices. Ces femmes sont de bons modèles à suivre et encouragent les jeunes dirigeantes en herbe à contribuer au sport.

Leçons apprises

Il n'est pas facile de changer les mentalités. Cependant, il peut se révéler très efficace de sensibiliser davantage les gens à la contribution positive que les administratrices et les cadres techniques féminins peuvent apporter et d'en faire des modèles à suivre.

La tenue d'un seul atelier ne changera pas la culture, et on ne peut ignorer qu'il faut assurer la continuité. Il est important d'organiser des activités et de rester en contact avec les athlètes et de les tenir au courant.

France - Comité national olympique et sportif français (CNOSF)
Dominique Petit, responsable des femmes et du sport, CNOSF Nicole Dechavanne, présidente, Femix'sports

Le CNOSF s'est engagé à augmenter les possibilités offertes aux femmes dans le système sportif national. Plusieurs initiatives générales et précises en cours sont indiquées ci-après.

Solutions générales :

  • professionnaliser la fonction de gestionnaire du sport - trouver des moyens de rétribuer le gestionnaire pour son engagement personnel ;
  • former des jeunes - introduire dans les cours menant à des diplômes ou à des certificats en sport du contenu concernant l'organisation du sport et la prise en charge des responsabilités ;
  • repenser l'équipement - concevoir des structures sportives adaptées aux deux sexes pour les athlètes et le personnel d'entraînement.

Solutions précises :

  • modifier les règlements du Comité national olympique et sportif français pour que celui-ci réserve cinq sièges (10 %) aux femmes dans la prochaine composition de son conseil d'administration ;
  • créer un observatoire de la présence des femmes dans toutes les différentes structures du mouvement sportif et recenser les progrès de la participation des femmes ;
  • créer une source documentaire pour réunir et mettre à jour tous les renseignements concernant la participation des femmes au sport.

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) préconise également un réseau plus solide entre les dirigeantes. En février 2001, 100 personnes se sont réunies, et un réseau national officiel est en voie d'être créé. De légers progrès ont été réalisés dans la gestion du sport, alors que trois femmes ont accédé à la présidence au niveau des fédérations. La formation des cadres techniques et des entraîneures est également à l'étude.

France - Ministère français de la Jeunesse et des Sports (MJS)
Michèle Toussaint, responsable " Femmes et Sport ", Bureau des relations internationales de la direction des Sports, MJS

Les questions relatives à la problématique " Femmes et Sport " seront traitées dans la formation initiale des professeurs de sport et des conseillers d'éducation populaire et de la jeunesse. La formation actuelle sur les carrières, les métiers et différents postes cadres au sein du MJS sera renforcée, dès 2002, par l'ajout d'activités précises sur la problématique particulière du rôle des femmes dans le ministère de la Jeunesse et des Sports, et des modes de construction au féminin des carrières et des compétences.

Les différentes problématiques relevant du thème " Femmes et Sport " seront explicitement identifiées et traitées dans les programmes de formation liées aux domaines suivants : méthodologie de l'entraînement, méthodologie de la formation des cadres, analyses des pratiques de formation, gestion de projet, approche juridique des pratiques professionnelles.

Les particularités reliées à l'entraînement d'athlètes féminines, l'encadrement des femmes sportives de haut niveau et les situations d'entraînement des sportives de haut niveau sont autant de contenus de la formation offerte, en 2002, aux professeurs de sports stagiaires qui agissent en tant que cadres techniques nationaux dans des missions d'entraînement d'équipes nationales ou de sportives de haut niveau.

Perfectionnement professionnel des employés
Pour la première fois, des stages sur le thème " Femmes et Sport " figureront dans le plan national de formation 2002. Quatre stages complémentaires s'adressant à des publics ciblés sont programmés par la mission " Femmes et Sport ".

  1. " Exercer une responsabilité au sein du ministère de la Jeunesse et des Sports " est ouvert aux professeures de sport, aux conseillères d'éducation populaire et de jeunesse et aux inspectrices dans leur cinq premières années d'exercice.
  2. " Pour une évolution professionnelle efficace " est destiné aux professeures de sport ayant une expérience professionnelle dans la gestion.
  3. " De la prise de parole à l'accès aux responsabilités " concerne les formatrices des professeures de sport, et les correspondantes régionales ou départementales non stagiaires et n'occupant pas un poste de responsabilité.
  4. " Prise de parole et itinéraire d'accès aux responsabilités " s'adresse aux professeurs de sport hommes et femmes et peut constituer le niveau 2 du stage précédent ou des actions de formation " Femmes et Sport ".

États-Unis - Girl Scouts
Verna Simpkins, directrice, Membres et initiatives de programme, Girl Scouts (États-Unis)

La GSUSA offre à au plus 25 filles âgées de 14 à 17 ans des cours de leadership qui s'étendent sur trois à cinq jours et donnent aux filles l'occasion d'acquérir des compétences en leadership dans divers domaines, alimentant ainsi le bassin de leadership du conseil grâce à la formation d'adolescentes. Ces dernières années, plusieurs cours de leadership ont porté sur les sports et les carrières dans le sport, et des ateliers sur des sujets tels que le Titre IX, le leadership, la psychologie sportive, les carrières dans le sport, les questions de diversité dans le sport et la compétition ont été offerts. Chaque participante s'engage à " concrétiser sa formation chez elle " en élaborant un projet de sport et de condition physique qu'elle appliquera ensuite dans sa ville ou sa collectivité.

Leçons apprises

Les filles sont souvent une source de dirigeantes sous-utilisée dans laquelle on peut puiser pour mener les activités des éclaireuses et des guides dans les collectivités. Elles sont souvent désireuses d'assurer des rôles d'adulte.