Introduction
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Progrès réalisés relativement à l'Appel à l'action de Windhoek

8. Veiller à ce que les politiques et les programmes offrent des possibilités à toutes les filles et les femmes en reconnaissant pleinement les facteurs qui les différencient les unes des autres, par exemple la race, la capacité, l'âge, la religion, l'orientation sexuelle, l'ethnie, la langue, la culture et le statut d'Autochtone.

Ce point nous rappelle les différences entre les femmes et la nécessité de les respecter et de les célébrer et de prendre des mesures positives pour que toutes les femmes aient véritablement accès à des occasions en matière de sport. Il vise également à élargir notre capacité de sensibilisation et de tolérance. Les exemples ci-dessous illustrent comment certaines organisations s'attaquent aux questions de la diversité.

Australian Sports Commission
Debbie Simms, gestionnaire - Éthique et femmes, Australian Sports Commission

L'Australian Sports Commission (ASC) a créé la Section des programmes communautaires et de la politique sociale qui est formée des services suivants : Sport aborigène, Sport pour personnes handicapées, Éthique et sport féminin, Sport junior. La principale stratégie de cette Section est d'amener les organismes nationaux de sport à inclure les personnes handicapées, les femmes, les aborigènes et les jeunes. Tous les services de la Section sont chargés de collaborer avec des groupes de l'industrie pour voir à ce que les programmes s'adressant à ces personnes soient pertinents, appropriés et contemporains, et pour élaborer des politiques favorisant l'inclusion sociale dans le sport et abordant les enjeux éthiques connexes. En plus de travailler individuellement avec les organismes de sport, la Section a mis au point des ressources et des programmes englobant le sport en général, par exemple :

  • The Active Women : une politique nationale sur la pratique du sport, des loisirs et de l'activité physique par les femmes et les filles.
  • Stratégie pour un sport exempt de harcèlement : plus particulièrement les ressources sur l'homophobie et la discrimination en raison de l'orientation sexuelle et sur la discrimination fondée sur la déficience ; ce fut un exploit d'obtenir d'un gouvernement fédéral de produire et de lancer officiellement un document sur l'homophobie.
  • Programme de sensibilisation transculturelle : programme de sensibilisation transculturelle propre à chaque sport, qui vise à mieux faire comprendre et apprécier la culture aborigène ; comporte une formation d'une journée au cours de laquelle sont fournis des renseignements sur la société aborigène et est offert un guide pratique pour travailler harmonieusement avec les collectivités aborigènes (le document n'aborde pas précisément la question des femmes et de l'égalité des sexes).

Projet sur les femmes aborigènes et le sport : projet entrepris conjointement par l'ASC (Service Sport aborigène et Service Sport féminin), l'Aboriginal & Torres Strait Islander Commission et les responsables du sport aborigène d'États et de régions, afin d'accroître les possibilités offertes aux femmes et aux filles aborigènes dans le domaine du sport et de les amener à participer davantage. La première activité a consisté en un Sommet sur le sport pour les femmes aborigènes, qui a eu lieu du 16 au 18 mai 2000, à Sydney. Des femmes aborigènes de toute l'Australie y ont participé et ont touché à une foule de sujets, par exemple, les obstacles à la participation, les initiatives et les idées de bonne pratique, des renseignements sur le harcèlement, comment obtenir des fonds et des commandites, l'art de parler aux médias, comment intégrer les personnes aborigènes handicapées, l'image corporelle et l'estime de soi, une séance de questions et réponses avec des experts. Un groupe de référence sur les femmes aborigènes et le sport vient d'être créé pour aider à l'élaboration et à la mise en œuvre d'autres stratégies, et d'autres ateliers nationaux ou régionaux à l'intention des femmes aborigènes devraient avoir lieu en 2002. Pour ce faire, il faudra la collaboration de très nombreux groupes s'occupant du sport, des aborigènes, des femmes et de la santé. Résultat : plus grande sensibilisation aux problèmes auxquels font face les femmes aborigènes dans le sport et meilleure connaissance de ce qui peut être fait pour accroître les possibilités offertes aux femmes et aux filles aborigènes dans le sport et pour les inciter à participer davantage.

Leçons apprises

Nous avons constaté un léger contrecoup féministe dans de nombreux segments de la société, notamment dans le domaine du sport. Nous réussissons mieux à convaincre les milieux du sport à s'attaquer à certaines questions liées aux femmes et au sport en les " présentant " comme des enjeux d'ordre éthique et en préconisant des mesures qui sont avantageuses pour plusieurs groupes de la population plutôt qu'uniquement pour les femmes et les filles.

Association internationale de l'éducation physique et sportive féminine (IAPESGW)
Margaret Talbot, présidente, IAPESGW

L' Association a organisé une séance d'information pour le Congrès afin d'insister sur la nécessité d'un engagement manifeste envers la diversité au moyen de thèmes, de conférenciers principaux et d'ateliers. Au 14e Congrès de l'IAPESGW, des services de traduction simultanée ont été offerts pour la première fois afin de permettre la participation de conférenciers arabophones et anglophones. On espérait fournir également un service en français, mais peu de résumés ont été soumis dans cette langue, et les frais de traduction auraient été exorbitants pour un si petit nombre.

La Constitution de l'Association permet la création d'un conseil d'administration qui représente la diversité des régions du monde en prévoyant un système de cooptation. Ainsi, Akiko Takahashi (Japon) et Doreen Solomons (Afrique du Sud) ont pu se joindre au conseil et en assurer la diversification, car les membres élus étaient généralement autrefois surtout des blancs d'Europe et d'Amérique du Nord. Maha Shafeik a également fait partie du comité organisateur du 14e Congrès en Égypte.

Les deux vice-présidentes de l'IAPESGW ont un rôle précis à jouer dans la promotion des relations et le soutien des femmes qui travaillent dans deux régions particulières du monde. Christine Shelton travaille en Amérique latine, puisant dans sa vaste expérience de la région et utilisant sa maîtrise de l'espagnol pour favoriser la coopération, le soutien et le partage des activités. Quant à Julika Ullmann, elle a travaillé avec des femmes dans des pays de l'Europe de l'Est, mission maintenant assumée par la nouvelle vice-présidente, Susi-Kathi Jost, dont les responsabilités consistent aussi à tisser des liens avec les femmes francophones. Les activités et les travaux de l'Association restent cependant limités par l'usage de l'anglais comme langue de travail.

Pour son 14e Congrès, tenu à Alexandrie, l'IAPESGW a obtenu du CIO des fonds pour faire venir des participants de pays moins développés, soit 12, qui n'auraient pu autrement assister au Congrès. Plusieurs membres de l'Association ont également fourni des fonds pour aider les délégués de pays ayant des problèmes de devise ou dont les frais de déplacement étaient particulièrement élevés.

Une partie du plan de l'Association est de collaborer proactivement avec les femmes et les filles islamiques. Cet engagement découle du fait que des représentantes de pays islamiques ont demandé que l'on remette en cause les mythes occidentaux concernant les effets des convictions islamiques sur la participation des femmes au sport et à l'activité physique. Le choix d'Alexandrie comme lieu du 14e Congrès faisait partie de cet engagement, et l'Association a obtenu des fonds (du CIEPSS et du Secrétariat du Commonwealth) pour produire un dépliant d'orientation à l'intention des personnes travaillant avec les femmes et les filles islamiques. Un groupe directeur international en a guidé l'élaboration, et le document devrait être publié en 2002.

États-Unis - Black Women in Sport Foundation
Tina Sloan Green, présidente-directrice générale, Black Women in Sport Foundation

La Black Women in Sport Foundation a tenu sa 6e Conférence nationale annuelle, intitulée " From the Locker Room to the Board Room " (des vestiaires au conseil d'administration), du 5 au 7 octobre 2001. Attirant plus de 300 femmes, hommes, garçons et filles qui sont venus se renseigner, s'instruire et se divertir, la conférence a rendu hommage non seulement aux athlètes du passé et du présent, mais aussi à celles qui ont fait carrière par la suite comme entraîneures, administratrices du sport, femmes d'affaires et spécialistes des communications. Les participants ont discuté des problèmes des femmes dans le sport et de stratégies d'avancement professionnel et ont été renseignés sur les questions de santé, l'entreprenariat et les stratégies d'entraînement chez les femmes noires. De plus amples renseignements sont fournis sur le site Web : www.blackwomeninsport.org.

Conseil des sports de Singapour
Tan Ching Hui et Juliana Kang, Conseil des sports de Singapour

Le Comité du sport féminin adulte travaille avec la Division du sport pour tous du Conseil des sports de Singapour afin de concevoir des politiques et des programmes offrant des possibilités de faire de l'exercice à toutes les femmes, peu importe leur âge et leur race.

La Division du sport pour tous a donc mis au point les programmes suivants :

  • Modules d'initiation au jeu, abordables et pratiques, déployés dans les centres régionaux de sport et de condition physique aménagés sur les domaines des logements sociaux : des cours d'aérobie, de yoga et de taï-chi sont offerts moyennant un coût minime. Pour assurer un maximum de publicité, des brochures sur ces modules sont généreusement distribuées dans tous les centres régionaux, les clubs communautaires et les diverses organisations vouées aux femmes.
  • Journées familiales, souvent rattachées à d'autres activités populaires, qui invitent toute la famille et donnent aux parents occupés la chance d'être avec leurs enfants tout en faisant de l'exercice.

WomenSport International (WSI)
Carole Oglesby, présidente, WSI

WSI a formé un Groupe de travail sur les femmes d'âge mûr et la vie active. Présidé par Yvonne Harahousou (de Grèce), le Groupe de travail misera sur les progrès réalisés dans la foulée de la Conférence mondiale sur les loisirs de 2001, intitulée Développement social, loisirs et personnes âgées, dont la présidence du programme a été assumée par Mme Harahousou. De plus amples renseignements figurent sur le site Web harakabi@otenet.gr.

Feue Wendy Ey, membre du WSI dès le début, a dirigé une recherche pour le compte d'athlètes vétérans de sexe féminin, qui a débouché sur l'élaboration d'une politique modèle de dépistage des drogues qui accorderait des exemptions appropriées aux femmes athlètes suivant un traitement hormonal substitutif sous le soin d'un médecin. Pour plus de renseignements, il suffit de s'adresser à Barbara Drinkwater, membre du comité exécutif de WSI, à : bldrink@aol.com.