Introduction
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Progrès réalisés relativement à l'Appel à l'action de Windhoek

9. Reconnaître l'importance des gouvernements dans le développement du sport et les exhorter à mener des analyses des répercussions selon le sexe et à élaborer des lois, des politiques et des programmes de financement appropriés dont ils surveilleront les répercussions en fonction du sexe des personnes visées afin d'assurer l'égalité entre les sexes dans tous les aspects du sport.

L'engagement des gouvernements dans le sport varie beaucoup d'un pays à l'autre. Aux États-Unis, par exemple, le gouvernement participe peu, si ce n'est que par la loi Titre IX, alors que dans des pays comme la France, l'État a une politique et des lois et investit considérablement. Cependant, il y a de plus en plus de gouvernements qui reconnaissent l'importance du succès dans le sport pour ce qui est de stimuler la fierté nationale et la contribution que le sport apporte à la santé et au bien-être des citoyens. Dans certains pays, comme l'Australie et le R.-U., la responsabilité officielle du développement du sport est confiée à des conseils et à des commissions des sports. Selon les relations qui existent entre les milieux du sport et le gouvernement dans les différents pays, le 9e point invite à une étroite collaboration avec les gouvernements et leurs organismes. En travaillant avec eux à l'élaboration de lois, de politiques publiques et de mécanismes de financement, il est possible d'améliorer le sport pour les filles et les femmes. De plus, les analyses des effets sexospécifiques sont importantes pour démontrer comment les politiques, les lois et les mécanismes de financement public se répercutent sur les hommes et les femmes et elles peuvent servir très utilement à faire ressortir les iniquités.

Canada
Sue Neill, directrice de la Politique du sport, gouvernement du Canada (Sport Canada)
Depuis la publication de la politique de Sport Canada sur les femmes et le sport en 1983, le dossier des femmes et du sport est une priorité gouvernementale. De 1998 à 2002, Sport Canada a continué à agir à l'échelle nationale et internationale.

Échelle internationale
La question des femmes et du sport est restée une priorité internationale pour Sport Canada, comme en témoignent les accords bilatéraux que le gouvernement du Canada a conclus avec d'autres pays, car ils comportent tous au moins un projet lié aux femmes et au sport. Il peut s'agir d'un échange d'experts, d'un soutien pour la participation à des conférences sur les femmes et le sport ou d'une aide financière pour les femmes qui suivent une formation d'entraîneures.

Sport Canada et l'Association canadienne des entraîneurs, de concert avec l'Agence intergouvernementale de la Francophonie, ont financé un important programme d'entraîneures stagiaires de la Francophonie qui travaillaient avec des athlètes aux Jeux de la Francophonie de 2001 à Ottawa-Hull (voir la description détaillée au point 4 de l'Appel à l'action de Windhoek).

Par ailleurs, le gouvernement du Canada appuie le Groupe de travail international sur les femmes et le sport depuis les quatre dernières années : secrétariat, coprésidence du GTI, plusieurs réunions du GTI et, évidemment, la Conférence mondiale 2002 sur les femmes et le sport. La présence du GTI à Sport Canada a stimulé les activités liées aux femmes et au sport.

Au Canada
Au Canada, Sport Canada verse une aide permanente à l'Association canadienne pour l'avancement des femmes et du sport et continue de travailler avec elle.
Pour favoriser son objectif stratégique concernant les femmes et le sport, Sport Canada exige maintenant que tous les organismes de sport bénéficiant de fonds publics soient dotés d'une politique officielle attestant d'un engagement envers l'équité et l'égalité d'accès pour les femmes. De plus, les organismes nationaux de sport doivent inclure dans leur contrat de responsabilité avec le gouvernement du Canada un volet portant sur les femmes et le sport.

Sur la lancée de la Conférence mondiale, Sport Canada a uni ses efforts à ceux de l'ACAFS, de Santé Canada et d'autres grands organismes pour élaborer une Stratégie canadienne pour la pratique du sport et de l'activité physique par les filles et les femmes. S'inscrit dans cette stratégie l'organisation d'une conférence canadienne sur les femmes et le sport en novembre 2002, à Hamilton.

Australian Sports Commission
Debbie Simms, gestionnaire - Éthique et femmes, Australian Sport Commission

  • Le gouvernement fédéral a lancé la politique Active Women en 1999, et certains gouvernements d'État ont adopté des politiques analogues.
  • Les experts-conseils en sport de la Commission, qui sont les principaux agents de liaison avec les organismes nationaux de sport, examinent et analysent plusieurs questions lorsqu'ils rencontrent les groupes de sport. Il est également prévu de renforcer l'analyse de la représentation des sexes dans les milieux du sport en fournissant aux experts-conseils une liste de contrôle à ce sujet.
  • Les plans opérationnel et stratégique de Service Éthique et sport féminin pour 2001-2002 prévoyaient une analyse comparative détaillée des sexes pour plusieurs sports ciblés, assortie de conseils spécialisés pour aider à déterminer les secteurs où il y a des lacunes, mais elle a été reportée à 2002-2003.
  • Le département du Sport et des Loisirs de la Nouvelle-Galles du Sud a dressé une liste de contrôle de la diversité dans le sport qui englobe les installations, les politiques et les programmes.

Leçons apprises

Après la 2e Conférence mondiale à Windhoek, l'équipe de l'ASC a décidé de chercher à resserrer davantage les liens internes et d'adopter une approche globale de certains aspects de l'égalité des sexes. Cela a favorisé l'élaboration de la Stratégie pour un sport exempt de harcèlement et des lignes directrices sur la protection de l'enfance et, plus récemment, l'organisation d'une tribune sur la grossesse et le sport.

Association japonaise des femmes et du sport
Etsuko Ogasawara, directrice exécutive, Association japonaise des femmes et du sport

Depuis 1999, JWS a proposé ses projets au ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie (MEXT) pour établir une relation solide et promouvoir les femmes et le sport. C'est ainsi que, depuis 2000, le MEXT a confié à l'Association la réalisation de projets de promotion de l'égalité des sexes par le sport.

Par ailleurs, JWS a réussi à inciter l'administration municipale de Mito (dont relève l'Association) à faire de la loi sur l'égalité des sexes une ordonnance municipale en 2001. Cette ordonnance, y compris l'article lié au sport qu'a exigé l'Association, a été acceptée et adoptée en mars 2001. C'était la première fois qu'un article ayant trait au sport était inclus dans une loi locale au Japon.

Leçons apprises

" La plupart des activistes qui font la promotion de l'égalité des sexes ne savent pas que le sport est l'un des domaines nécessitant des améliorations. Il est donc très important de les pressentir directement pour les informer des enjeux du sport et les faire participer à l'élaboration des lois. " (Etsuko Ogasawara, 2001)

CSSA, zone 6
Charles Dzimba, coordonnateur de projets, CSSA, zone 6

Les politiques nationales sur l'éducation physique, le sport et les loisirs sont complétées par des lois du Parlement et des cadres juridiques, ou vice-versa, selon le pays.

Leçons apprises

" En raison de l'histoire politique de 10 des 14 pays de la zone, tous se sont montrés tout à fait disposés à assurer l'égalité. Au cours des guerres de libération contre leurs maîtres coloniaux, les femmes et les hommes ont combattu et sont morts côte à côte. " (Charles Dzimba, 2001)

Libéria
Deborah Williams, présidente intérimaire Alice D. Howard, vice-présidente de l'administration, Association libérienne des femmes et du sport

Au Libéria, un ministère de l'Égalité des sexes et du Développement a été créé pour s'attaquer aux questions d'équité entre les sexes, et c'est une femme qui le dirige. L'Association libérienne des femmes et du sport a également proposé au gouvernement, par le biais du ministère de la Jeunesse et du Sport, d'élaborer une politique officielle pertinente en matière d'égalité des sexes.

France
Michèle Toussaint, responsable des femmes et du sport, Bureau des relations internationales, ministère de la Jeunesse et des SportsNicole Dechavanne, présidente, Femix'sports

Une législation pour les sportives
Orientation prioritaire de Madame la ministre de la Jeunesse et des Sports, l'égal accès des femmes et des hommes à toutes pratiques sportives et aux responsabilités a fait l'objet de mesures particulières d'ordre législatif et réglementaire.

C'est ainsi que la loi du 6 juillet 2000, modifiant celle du 16 juillet 1984, par ses articles 8 et 16, réaffirme le principe et met en place un dispositif garantissant l'égalité entre les femmes et les hommes.

  • Selon l'article 8 : " les groupements sportifs ne peuvent bénéficier de l'aide de l'État qu'à la condition d'avoir été agréés. L'agrément est notamment fondé sur l'existence de dispositions statutaires garantissant le fonctionnement démocratique de l'association (…), et l'égal accès des femmes et des hommes à ses instances dirigeantes. "
  • Selon l'article 16 : " les statuts types comportent des dispositions tendant à ce que les fédérations agréées assurent notamment (…) l'accès de toutes et de tous à la pratique des activités physiques et sportives. "

    Pour mener à bien ces objectifs, les fédérations et les groupements sportifs doivent :
  • garantir et faire respecter, en leur sein, l'absence de toute discrimination en raison notamment des opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou du sexe ;
  • mettre en place des dispositions permettant une représentation, au niveau des comités directeurs et des organes internes, d'un nombre de femmes et d'hommes proportionnel au nombre de licenciés de chacun des deux sexes.

Les conventions d'objectifs négociées entre l'État et les fédérations sportives
Les objectifs recherchés : encourager les projets visant à promouvoir la pratique féminine, à assurer une équité des moyens afférents à l'organisation des compétitions féminines et masculines et à favoriser la prise de responsabilités des femmes dans les différentes instances fédérales.

Les moyens : identifier les crédits délégués et affectés pour des actions favorisant l'égalité d'accès des femmes et des hommes aux pratiques et aux responsabilités et évaluer les actions réalisées, une année sur l'autre ; si les sommes attribuées n'ont pas été utilisées à cet effet, un décompte sera effectué sur la subvention de l'année suivante.

Les actions engagées : la direction des Sports a identifié, dans le cadre des conventions d'objectifs négociées avec les fédérations sportives, les actions mises en place permettant de favoriser le développement des pratiques féminines dans tous les sports et à tous les niveaux et elle a ouvert une ligne budgétaire spécifique. Elle conduit le mouvement sportif à proposer des actions destinées à promouvoir la pratique féminine dans toutes les disciplines sportives, à assurer une équité des moyens afférents à l'organisation des compétitions féminines et masculines, à favoriser la prise de responsabilités dans les instances dirigeantes. De plus, il est demandé aux fédérations de transmettre des informations sur les différents programmes qu'elles mettent en œuvre.

Relations bilatérales
L'inscription systématique de points " Femmes et Sport " dans tous les programmes de coopération bilatérale négociés par la direction des Sports est une préoccupation constante du gouvernement français. Les opérations à visibilité importante sont encouragées et les échanges d'équipes, d'entraîneur(e)s, d'expert(e)s engagés dans les programmes de coopération doivent être féminisés.

Thaïlande
Supitr Samahito, présidente, Association thaïlandaise des femmes et du sport

L'Association nationale des femmes et du sport a invité des hauts fonctionnaires à se joindre à elle pour partager de l'information sur les moyens de développer les activités sportives pour les femmes. Certains éléments indiquent que nous obtiendrons un très solide appui du gouvernement dans un avenir rapproché.

États-Unis - Women's Sports Foundation
Yolanda L. Jackson, Liaison internationale, Women's Sports Foundation (États-Unis)

La Fondation se prépare à célébrer sa participation à la 16e Journée nationale des filles et des femmes dans le sport qui aura lieu en 2002. À cette occasion, les partisans du sport féminin et des athlètes championnes se réuniront à Washington (D.C.), où ils rendront visite à des membres du Congrès pour les sensibiliser, pour obtenir l'appui du Congrès afin de garantir aux femmes des possibilités dans le domaine du sport et pour faire ressortir la nécessité de l'égalité des sexes.

Le service de défense des intérêts de la Fondation ne cesse de répondre à des appels concernant le Titre IX (loi exigeant que les collèges, les universités et les organismes recevant des fonds fédéraux offrent les mêmes chances aux filles et aux garçons de participer au sport) et les infractions s'y rattachant, et les dirige à nos " partenaires " défenseurs au National Women's Law Center, situé dans le D.C.

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