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Afrique

Association africaine des femmes dans le sport (AWISA)
Carol Garoës, secrétaire générale

L'AWISA a continué à progresser dans certaines zones, mais a ralenti dans d'autres. Les communications et le financement demeurent des problèmes de taille.

Parmi les sept zones du Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA), la zone 6 reste la plus efficace. Au nombre de ses réalisations, mentionnons la création d'un groupe de travail sur les femmes dans le sport, avec le concours de l'AWISA pour une période de deux ans, afin d'assurer la formation de regroupements des femmes et du sport dans les dix États membres avant la fin de 2000. En août 2001, une Commission sur les femmes dans le sport a été mise sur pied pour s'attaquer, entre autres, à l'équité dans le sport dans cette zone.

L'AWISA prépare son premier congrès au cours duquel se dérouleront des élections. Il est à espérer que l'instauration de l'Union africaine en remplacement de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et l'importance que prennent de plus en plus les enjeux touchant les femmes en Afrique attireront pour l'AWISA la reconnaissance qu'elle mérite et lui permettront d'être plus productive dans d'autres zones.

En raison de difficultés financières qui l'empêchent de s'étendre efficacement dans toute l'Afrique, l'AWISA négocie actuellement avec le CSSA le parrainage d'un bureau permanent au sein de son administration centrale. Le CSSA doit s'engager davantage et suivre le bel exemple de la zone 6 en encourageant d'autres zones à créer des groupes de travail axés sur les femmes et le sport.

Afrique du Sud
Hajera Kajee, 2e vice-présidente, Comité national olympique

La Commission féminine du Comité national olympique de l'Afrique du Sud (NOCSA) a vu le jour en 1997 et poursuit ses activités. Deux des neuf membres de la direction du NOSCA sont des femmes, et les fédérations nationales de sport sont sensibilisées à la représentation des deux sexes et y veillent, déléguant tant des hommes que des femmes aux réunions, aux séminaires et aux séances de formation.

En 2000, l'Association sud-africaine des femmes et du sport (WASSA) a réussi à faire abolir une clause dans la nouvelle loi sur le contrôle de la boxe qui aurait interdit la participation des femmes à la boxe et à la lutte.

Le ministère du Sport et des Loisirs de l'Afrique du Sud a aussi adopté l'Appel à l'action de Windhoek.

Algérie
De formidables progrès sont réalisés dans le domaine des filles et des femmes dans le sport à Alger. Ainsi, un championnat national de soccer féminin s'y est tenu pour la première fois en 1999, la finale ayant été disputée avant le match décisif de la Coupe de l'Algérie de soccer masculin senior devant 80 000 spectateurs. CabashFC, un club de soccer féminin d'Alger, a joué un match en public malgré des menaces de mort.

Par ailleurs, l'Association nationale pour la promotion et le développement du sport féminin a été établie en Algérie et a organisé les 12 et 13 juin 2000 une conférence sur les femmes et le sport ayant pour thème : " Les dimensions et l'avenir du sport féminin au troisième millénaire ".

Bénin
Adèle Agoundo, présidente, Association des Femmes Béninoises pour le Sport (A.F.B.S.)

Après Windhoek (1998), le CNO a parrainé un séminaire national pour les femmes et le sport et a envoyé deux délégués au séminaire régional du CIO à Abidjan. Aujourd'hui, il y a davantage de femmes au sein des organes décisionnels du sport et au niveau des fédérations, et les jeunes filles et femmes sont beaucoup plus actives dans le mouvement du sport. L'Association des joueurs de basket-ball a vu le jour et s'est énergiquement attachée à promouvoir le basket-ball féminin, alors que l'Association des Femmes Béninoises pour le Sport a aidé à préconiser la participation des femmes dans de nombreuses disciplines sportives.

Botswana
Tjiyapo Mokobi, secrétaire de la publicité, Comité national olympique du Botswana

Après l'adoption de la Déclaration de Brighton par le gouvernement du Botswana en 1994, tous les intervenants ont été invités à une convention nationale afin d'être sensibilisés aux dossiers des femmes et du sport. À cette occasion, un comité provisoire a été mis sur pied. Celui-ci a mené de vastes consultations qui ont débouché sur un projet de plan d'action.

Le 3 novembre 2000, l'organisme Women and Sport Botswana (WASBO) (Femmes et sport) était créé en tant qu'une sous-structure du Conseil national des sports du Botswana lors d'une convention tenue à Gaborone et à laquelle ont assisté tous les intervenants, y compris deux délégués des associations nationales de sport, des représentants de district et des femmes athlètes. Le plan stratégique a été examiné puis adopté. Des détails sont fournis dans la première section du présent rapport, sous le point 1 de l'Appel à l'action de Windhoek.

Burundi
Dominique Niyonizigiye, secrétaire générale adjointe du Comité national olympique et présidente de la Commission femme et sport Jeanine Kamariza, membre de la Commission femme et sport du Comité national olympique

La Commission femme et sport du Comité national olympique du Burundi a été créée en 1998 grâce au soutien financier et matériel du Comité international olympique. Elle essaie de travailler malgré la crise qui secoue le pays depuis 1993. Voici le résumé des principales réalisations :

1998 : Création de la Commission femme et sport au sein du CNO et participation au séminaire régional sur la femme et le sport à Abidjan.

Juillet 1999 : La Commission a organisé des journées de réflexion sur la femme et le sport et des manifestations sportives féminines. Toutes les fédérations, toutes les organisations sportives et tous les représentants du sport féminin y étaient conviés. Les recommandations issues de ces journées ont servi de base pour mener son action et on assiste aujourd'hui à un développement spectaculaire du sport féminin. Beaucoup de clubs féminins, en particulier au football (soccer) et au basket-ball, sont en train de naître dans tout le pays et un nombre sans précédent de femmes ont été promues à des postes de responsabilité au sein du mouvement sportif :

  • 21 % de femmes au Comité exécutif du CNO (aucune avant) ;
  • une femme au siège du CNO (secrétaire générale adjointe) ;
  • deux présidentes de fédérations (gymnastique et Association des athlètes handicapés) ;
  • une secrétaire générale adjointe de la Fédération d'athlétisme ;
  • deux femmes au siège de la Fédération de basket-ball ;
  • une femme au siège de la Fédération de volley-ball ;
  • une femme au siège de la Fédération de natation ;
  • création d'une Commission " football féminin " au sein de la Fédération de football ;
  • création d'une Commission " athlétisme féminin " au sein de la Fédération d'athlétisme.

2000 : Participation à la Deuxième Conférence mondiale du CIO sur la femme et le sport à Paris.

2001 : Organisation du 1er Congrès national des représentants du sport féminin. Toutes les provinces du pays y étaient représentées ainsi que le ministère ayant le sport dans ses attributions. Aujourd'hui, la Commission a le défi de réussir la mise en application des recommandations issues de ce Congrès.

En plus de ces réalisations, la Commission contribue au financement de la participation féminine dans des tournois à l'extérieur du pays (p. ex., Championnats de natation au Japon en 2001) et à l'organisation de championnats féminins tels que le soccer, le hand-ball et la natation.

Côte d'Ivoire
En 1999, Marcelle Kouassi-Zokouhas a été nommée secrétaire générale de l'Association de football (soccer) de la Côte d'Ivoire.

Congo
Simone Nkakou-Moundziala, secrétaire générale adjointe du Comité national olympique et présidente de la Commission femme et sport

Plusieurs campagnes de sensibilisation se sont déroulées au Congo conformément aux objectifs du CIO concernant les femmes dans le sport. Le Comité national olympique du Congo, plus particulièrement la Commission femme et sport, a invité les femmes et les fédérations nationales de sport à permettre aux femmes de poser leur candidature à des postes de direction durant les assemblées générales électives tenues lors des Jeux olympiques à Sydney. Il a aussi demandé aux fédérations nationales de sport de réserver en permanence deux ou trois postes à des femmes au sein de leurs organes décisionnels en modifiant leurs statuts et leurs règlements. Suite à ces assemblées générales électives, la représentation féminine au sein des groupes de direction a dépassé le seuil de 10 %, à la satisfaction du CNO, des fédérations et de la Commission. En outre, le CNO a adopté la Déclaration de Brighton par l'intermédiaire du ministère responsable de l'intégration des femmes, une décision ultérieurement ratifiée par le gouvernement.

Égypte
Ahmed Enan, directeur général, Comité égyptien olympique

Le Comité égyptien olympique a créé une commission féminine, et les règlements liés aux élections de toutes les fédérations nationales de sport ont été modifiés pour y stipuler la nécessité de compter au moins une femme au sein de chaque conseil. Cela signifie que les femmes ont obtenu le droit de faire partie de tous les conseils d'administration des clubs, des fédérations de sport et des centres de jeunes non seulement par élection, mais aussi par nomination.

Dans le même ordre d'idées, le Comité égyptien olympique a intégré dans les règlements liés aux élections les exigences qu'au moins une femme fasse partie de son conseil d'administration et que les femmes aient le droit de faire partie de ses membres. En reconnaissance des efforts qu'elle a déployés pour promouvoir la participation des femmes au sport et pour créer la première équipe féminine de soccer dans la région, Mme Sahar El Hawary a reçu en 2000 le prix du CIO " Femme et Sport ".

Le ministre égyptien de la Jeunesse, Ali Eldin Helal, a formé le Comité supérieur des femmes et du sport afin d'encourager la pratique du sport chez les femmes, tandis que la faculté d'éducation physique féminine de l'Université d'Alexandrie a organisé plusieurs réunions et conférences internationales, dont " Les femmes, le sport et les sciences - exercer une influence et la subir " en 1999 et l'atelier " Éducation permanente pour des jeunes filles et femmes actives ", dans le cadre de la 14e Conférence de l'IAPESGW en 2001.

Érythrée
Ghirmay Hadgu, secrétaire général, Comité national olympique de l'Érythrée

Le gouvernement de l'Érythrée a une solide politique pour accroître en général la présence des femmes aux postes décisionnels, qui a pris racine avec la lutte pour l'émancipation il y a quelque 40 ans. Même au Parlement, 30 % des postes sont réservés aux femmes en plus de ceux pour les femmes se présentant au même titre que les hommes.

En ce qui concerne les femmes dans le sport, l'Érythrée compte quelques représentantes au sein de conseils d'administration et bon nombre de femmes à des postes clés au sein de comités régionaux de sport, y compris à la présidence.

Éthiopie
Le Comité éthiopien olympique a tenu un symposium sur les femmes et le sport en 1999 et a depuis mis sur pied un comité féminin.

Gambie
Le premier séminaire national sur les femmes et le sport en Gambie a eu lieu en octobre 1998.

Ghana
L'Association africaine des femmes dans le sport (AWISA) a été présentée dans une université et à des filles de deuxième cycle scolaire assistant à des festivals de sport pour les encourager à considérer le sport comme une activité valant la peine d'être poursuivie.

Lesotho
Makhube Nkalimeng, secrétaire générale, Comité des femmes et du sport du Lesotho

Le Comité national olympique du Lesotho a adopté la Déclaration de Brighton en 1998, et depuis, plus de femmes sont engagées dans l'administration et la direction du sport. Des programmes de sport ont été conçus à l'intention des filles, des femmes entraîneurs et arbitres ont été formées et des ateliers pour les femmes ont été organisés.

Libéria
Deborah Williams, présidente intérimaire Alice D. Howard, vice-présidente de l'administration, Association libérienne des femmes et du sport (LIWASA)

La LIWASA est représentée au sein du conseil d'administration du Comité national olympique du Libéria, l'une de ses membres occupant la vice-présidence de l'administration et une autre siégeant au sein du comité exécutif. À l'appui de la prochaine génération de dirigeantes, la LIWASA a également élaboré un projet exhaustif en vue d'un séminaire administratif national visant à former des femmes et des filles en tant qu'administratrices, entraîneures et arbitres. Le projet a été présenté au programme de la Solidarité olympique.

La LIWASA a elle-même établi un conseil d'administration, lancé une campagne de sensibilisation auprès de diverses équipes sportives féminines au pays et créé des classes d'aérobie pour les femmes et les filles afin d'améliorer la condition physique. En outre, les membres de l'organisation ont participé à la promotion et à la défense de la cause des filles et des femmes en coopérant avec d'autres organismes féminins dans le cadre de programmes, de séminaires et d'ateliers, y compris la célébration de la paix mondiale pour les femmes en août 1999, ainsi qu'à la formation de liens d'amitié entre les femmes du Libéria et celles de Taïwan en novembre 1999. La LIWASA a assisté à des conférences internationales sur les femmes et le sport en 1999 et 2000, et a été représentée aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney.

Mali
Maïga Aminata Fofana, présidente, Commission des femmes et du sport, Comité national olympique

Depuis 1998, le Comité national olympique du Mali a créé une Association des femmes et de la promotion du sport féminin. Dans le mouvement sportif malien, 22 % des postes décisionnels sont occupés par des femmes, y compris trois présidentes, sept vice-présidentes et deux secrétaires générales. Les femmes sont présentes dans 19 sports, et le Mali compte dix équipes féminines nationales, dont six comportent des catégories d'âge senior, junior et cadette. Des occasions de formation ont également été offertes, entre autres, un séminaire national sur les femmes et le sport en août 2000 et trois séminaires sur le leadership pour les huit régions administratives.

Namibie
Carol Garoës, secrétaire générale, Association namibienne des femmes et du sport

L'Association namibienne des femmes et du sport (NAWISA) continue d'être très active dans la région et dans toute l'Afrique. D'énormes progrès ont été réalisés pour faire reconnaître la NAWISA par le gouvernement et le secteur privé, des sections régionales et locales de la NAWISA ont été officiellement lancées, et de nombreuses activités ont eu lieu, y compris des jeux régionaux auxquels ont participé des femmes et des filles.

Le bureau de l'administration centrale de la NAWISA est installé. Il est doté de l'équipement nécessaire et d'une secrétaire à plein temps et abrite les sièges sociaux de la Confederation of the Southern African Netball Associations (COSANA) et de l'AWISA. La NAWISA est à aménager et à outiller ses bureaux régionaux, leur fournissant entre autres des ordinateurs pour améliorer les communications.

Bénéficiant de l'aide des gouverneurs régionaux, qui se sont montrés vivement intéressés aux activités de la NAWISA, l'Association a également commencé à s'attaquer à la formation en leadership des directrices régionales et des entraîneures des femmes et des filles. Elle a inscrit six directrices générales au cours d'administration offert par le Comité olympique à Windhoek et elle a favorisé l'instauration de matches de ligues régionales féminines de soccer, de netball et de basket-ball dans les régions non participantes.

Les Namibiennes en mouvement

  • En 1998, la Namibie a nommé une femme comme chef général de l'équipe déléguée aux Jeux du Commonwealth en Malaisie.
  • En 1999, une femme a été nommée en tant que chef général de l'équipe déléguée aux Jeux panafricains.
  • En 2000, la Namibie a nommé une femme comme chef de mission pour diriger la délégation aux Jeux olympiques de Sydney.
  • La Namibie a également nommé une femme à la présidence de la Commission nationale des sports, qui est l'organisme supérieur responsable du sport au pays. En outre, une femme dirige le Comité namibien olympique.

Nigéria
L'Association nigérienne des femmes et du sport (NAWIS) a été créée en 1999.

Ouganda
Aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, l'Ouganda avait une femme comme chef de mission, ce qui a démontré que le leadership féminin prenait de l'ampleur.

Rwanda
Robert Bayizamba, secrétaire général du Comité national olympique

Une Association nationale des femmes et du sport au Rwanda a été fondée en décembre 2000 et a depuis entrepris les initiatives suivantes :

  • organiser des activités de sport à l'intention des adolescentes âgées entre 12 et 18 ans ;
  • envoyer une délégation au Congrès rwandais sur les femmes tenu en Rhénanie-Palatinat en juin 2001 ;
  • envoyer une délégation aux Jeux de la Francophonie en juillet 2001 au Canada ;
  • appliquer les recommandations issues du Sommet des premières dames d'Afrique sur les enfants et le VIH/sida à l'échelle nationale en mai 2001 ;
  • établir des associations provinciales dans 8 des 12 provinces du pays ;
  • organiser des activités de sport à Kibuye, où s'étaient rassemblées des représentantes de quatre provinces en mars 2001 à l'occasion de la Journée internationale de la femme ;
  • établir un bureau permanent de l'Association nationale de la promotion des femmes et du sport au Rwanda.

Plus de 30 équipes féminines de soccer amateur ont été formées ces dernières années malgré la grande résistance des hommes au pays.

Sénégal
Ibrahima Sall, directeur administratif, Comité national olympique

Le Comité national olympique a approuvé la Déclaration de Brighton en 1998 et a depuis pris les mesures suivantes :

  • organiser des conférences sur les femmes et le sport ;
  • demander à l'Assemblée des fédérations et à des groupes nationaux de sport de recruter des femmes à des postes de gestion au sein des organisations ;
  • participer à toutes les réunions et conférences internationales et africaines concernant les femmes et le sport ;
  • accroître le nombre de femmes au sein de son comité exécutif. Il a accueilli trois autres femmes lors de sa plus récente assemblée générale, pour un total de cinq femmes.

Seychelles
En 1999, la ministre des Sports, Mme Sylvette Pool, a mis sur pied un comité des femmes et du sport. Celui-ci a organisé une journée du sport féminin à l'occasion de la Journée internationale de la femme du 8 mars 1999 et a tenu un séminaire en mai 1999 afin de cerner les problèmes auxquels les Seychelloises étaient confrontées dans le sport et de proposer des solutions. À la suite du séminaire, l'Association seychelloise des femmes et du sport (SWASA) a dressé un plan d'action pour 2000-2004 dans lequel est énoncée sa mission : voir à ce que les filles et les femmes aient accès à une gamme complète de possibilités et de choix et aient des chances égales de participer au sport et à l'activité physique et d'y occuper des postes de direction. En septembre et octobre 2000, le comité a organisé des séminaires pour les jeunes sur divers sujets, y compris le harcèlement, la pression des camarades, la grossesse chez les adolescentes, l'abus de substances et l'esprit sportif. D'autres séminaires semblables devaient avoir lieu en 2001 dans deux autres îles des Seychelles - Praslin et La Digue.

Sierra Leone
Pamela Elizabeth J. Williams, présidente intérimaire, Association des femmes dans le sport du Sierra Leone

En 1998, l'Association des femmes dans le sport du Sierra Leone (SLAW) a organisé des compétitions de tennis sur gazon et d'athlétisme à l'intention des écolières et des femmes dans une ville au nord de Freetown, pour leur offrir une occasion de loisirs et pour développer le sport. En 1999, peu a pu être accompli, car le pays était en pleine rébellion, provoquant la destruction des bâtiments, des terrains de sport pour les filles et les femmes et des maisons. Beaucoup de gens ont péri.

En 2000, Mme Jestina Jones, membre de la SLAW, a assisté à une conférence en Éthiopie ; peu après, la SLAW a organisé un grand festival des sports, notamment l'athlétisme, le volley-ball, le tennis de table et le soccer pour les femmes dans tout le pays - y compris les femmes déplacées. Le financement a été assuré par le Comité national olympique, par l'intermédiaire du Comité international olympique, et a été très apprécié. Mme Jones est également allée aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney en qualité de chaperon de l'équipe.

Une foule de femmes dans des régions moins privilégiées ont été très actives, mais elles ont été chassées de leurs domiciles par les rebelles. Elles ont néanmoins été de véritables championnes, remportant des trophées et des prix dans les compétitions susmentionnées.

La SLAW a par ailleurs pris part à une marche le 8 mars pour célébrer la Journée internationale de la femme, ainsi qu'à des spectacles culturels, à des salons professionnels et à des symposiums. En 2000, des compétitions de softball et d'athlétisme pour les filles et les femmes handicapées ont eu lieu, tandis qu'en février 2001, le Sierra Leone a organisé un tournoi de volley-ball à l'occasion de la visite d'une représentante du Comité national olympique du Royaume-Uni.

À la fin de 2001, les clubs de sport comptaient 60 % de femmes, et des comités féminins avaient été mis sur pied pour le volley-ball, l'athlétisme, le tennis sur gazon, le softball, le hand-ball et le saut en longueur. Un festival des sports s'est déroulé en décembre 2001 à l'intention des épouses de militaires afin de décourager le recours aux armes, légères ou lourdes. La vision de la SLAW pour 2002 est de pouvoir rejoindre toutes les parties du pays afin d'aider les sportives.

Swaziland
Muriel Hofer, secrétaire générale, Association des Jeux olympiques et des Jeux du Commonwealth du Swaziland

La Déclaration de Brighton a commencé à être mise en œuvre en 1996, lorsque l'Association des Jeux olympiques et des Jeux du Commonwealth du Swaziland (SOCGA) a instauré une politique visant à inclure des femmes athlètes et officielles dans les équipes déléguées aux Jeux du Commonwealth, aux Jeux panafricains et aux Jeux olympiques. Pour atteindre cet objectif, une autre politique a été élaborée pour assurer l'équité entre les sexes dans la formation des officiels et des administrateurs de l'ensemble des programmes de la SOCGA.

En février 1998, la SOCGA a créé la Commission des femmes dans le sport, un groupe de travail visant le rayonnement et la participation des femmes dans le sport à tous les échelons et de tout âge. Reconnue par le Conseil national des sports du Swaziland, la Commission représente actuellement les femmes aux forums des Jeux olympiques et de la zone 6.

La Commission, dont les buts et objectifs s'apparentent à ceux énoncés dans les principes de la Déclaration de Brighton, a également formulé une stratégie pour le développement des femmes et l'a présentée à ses associations affiliées en décembre 1998, au cours de l'assemblée générale annuelle du Conseil national des sports du Swaziland. La stratégie repose sur trois grands axes : 1) le leadership et la formation ; 2) la participation ; 3) l'excellence. Conséquences :

1. Toutes les associations de sport affiliées ont été appelées à modifier leurs constitutions de sorte que leurs objectifs et programmes prévoient des possibilités égales pour les deux sexes, et à déployer des efforts pour que la représentation des femmes à leurs postes décisionnels ait atteint 10 % en l'an 2000. Pour faciliter ce processus, la SOCGA a adopté une politique exigeant l'inclusion d'au moins une femme et un homme dans tous leurs programmes d'administration du sport et d'autres activités. Ainsi, le nombre de femmes participant au niveau des associations a grimpé considérablement, alors que 29 des 108 postes de direction (23 %) des 21 associations de sport inscrites sont occupés par des femmes.

2. La participation des filles et des femmes à des activités sportives n'a pas progressé aussi rapidement que la représentation des femmes au sein de l'administration ou la formation d'entraîneures, et cet aspect sera donc au cœur des activités de 2002. La participation des femmes aux divers programmes de la SOCGA s'est améliorée au niveau du bénévolat, à la course de la Journée olympique, à l'Académie olympique et à d'autres cours et séminaires offerts par la SOCGA.

3. Les femmes demeurent en très petite minorité dans le sport de haut niveau. Le Swaziland a connu de grands succès au boulingrin et au taekwondo féminins, et les médias ont couvert un peu plus le netball, mais ils négligent toujours les autres sports pratiqués par les femmes. Plusieurs associations ont adopté une politique garantissant la présence de concurrentes aux compétitions. Toutefois, les besoins fondamentaux des athlètes n'étant pas une priorité pour tous, un nombre élevé d'athlètes d'élite quittent leur sport après une compétition internationale. Cette situation peut être attribuable à l'absence de bons programmes de formation et de certification des entraîneurs, d'un développement progressif des athlètes et du nombre minimal de compétitions offertes dans la région.

Ce secteur de développement comporte de riches possibilités et sera accentué dans toutes les activités en 2002. La Commission des femmes dans le sport est à préparer une campagne sur une " Semaine des femmes actives dans le sport ", qui sera déployée dans tout le pays en janvier et février 2002, pour souligner l'importance de la participation des femmes à des activités de sport et de loisirs.

En conclusion, les statistiques sont encourageantes, davantage de femmes s'adonnant au sport et la représentation globale des femmes à des postes administratifs, à des conseils d'administration et à des sous-comités de sports olympiques étant de 36 %. Les maillons faibles du sport féminin en Swaziland demeurent l'accès à des installations et l'absence d'un code vestimentaire. Dans les régions rurales, un grand nombre de femmes et de filles pratiquent des sports comme le netball et l'athlétisme, mais les possibilités de devenir des sportives d'élite sont pratiquement nulles. Toutefois, dans la politique du sport, le gouvernement fait du sport féminin une priorité, et les buts et les objectifs du plan stratégique pour les femmes dans le sport portent fruit.

Togo
La Commission féminine du Comité national olympique togolais (CNOT) a mis sur pied des bureaux régionaux en 2000 pour superviser les activités sportives s'adressant aux femmes et aux filles et a organisé des séminaires et des ateliers pour faire connaître aux femmes les valeurs et les bienfaits de la pratique du sport. Le CNOT travaille avec les fédérations nationales pour insister sur l'importance d'inclure des femmes dans la structure administrative de leurs organisations.

Tunisie
Ghattas-Foten, responsable des femmes et du sport, ministère de la Jeunesse et du Sport

Le nombre d'associations de femmes et du sport a augmenté en Tunisie. Il y a davantage de femmes professeurs de sport et entraîneurs dans différentes disciplines et activités sportives pour les femmes. Des journées de promotion et de soutien du sport féminin ont été organisées, tandis qu'un plus grand nombre de femmes travaillent au sein des fédérations tunisiennes de sport.

Zambie
La Zambie a envoyé une femme comme chef de mission aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney.

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